A LA UNE
17.05.2017

Partager cet article

Partager sur linkedinPartager l'actualité par mail

Atlantic Trident» : des spécialistes à l’œuvre

Organisé du 12 au 28 avril 2017 sur la base aérienne de Langley (États-Unis), l’exercice trilatéral «Atlantic Trident 2017» (AT 2017) regroupant les USA, la France et le Royaume-Uni a contribué à améliorer l’interopérabilité et la connaissance mutuelle entre les trois armées de l’air. Au total, un peu plus de 120 aviateurs de toutes spécialités constituaient le détachement français. Galerie de portraits.

Sergent Georges-Emmanuel, spécialiste des systèmes d’information et de communication (SIC)

Affecté à l’escadre aérienne de commandement et de conduite projetable (EAC2P) sur la base aérienne 105 d’Évreux, je fais partie d’une unité ayant vocation à participer aux exercices majeurs et aux opérations extérieures dans lesquelles l’armée de l’Air est engagée.

Durant l’exercice, nous avons permis aux aviateurs d’être connectés aux réseaux informatiques de l’armée de l’Air, à plusieurs milliers de kilomètres de la métropole. Cette connexion est indispensable notamment aux mécaniciens œuvrant sur Rafale, sachant que l’intégralité de leurs opérations de maintenance aéronautique sont répertoriées dans un logiciel dédié, appelé Amasis. Durant AT 2017, j’ai été employé comme administrateur réseau. J’ai notamment installé des commutateurs ainsi que des systèmes de cryptage pour sécuriser l’échange des données informatiques. Nous avons travaillé une semaine avant le début de l’exercice pour permettre au détachement d’être opérationnel le jour J. Une fois l’exercice terminé, nous allons devoir passer plusieurs jours à reconfigurer le matériel dédié aux SIC.

En trois ans passés à l’EAC2P, j’en suis déjà à ma 7e mission. J’estime avoir beaucoup de chance ! Je me suis engagé pour être sur le terrain et pour allier l’opérationnel à la technicité des systèmes informatiques. Même si nous œuvrons souvent dans l’ombre, nous avons la satisfaction de contribuer directement à la réussite des missions.

Lieutenant Amélie, chef du détachement de transit aérien (DETIA)

En temps normal, j’enseigne l’anglais sur la base aérienne 125 d’Istres. Sachant que cette base abrite le centre d’instruction des transits interarmées aériens (CITIA), j’ai très vite été sensibilisée aux problématiques liées aux acheminements de fret et de personnel. J’ai ainsi suivi une formation afin d’obtenir la qualification d’officier de liaison de transit aérien (OLTA).

Après une formation initiale, suivie d’une mise en pratique, cet exercice constitue mon premier détachement sur le terrain. C’est extrêmement instructif. J’ai eu la chance d’être associée à l’équipe de direction dès la phase de reconnaissance du site. Cela nous a notamment permis d’identifier les matériels mis à disposition par la base américaine et de rencontrer nos principaux interlocuteurs. Nous avons travaillé en étroite collaboration avec nos homologues américains. Nous assurons la configuration des palettes ainsi que leur dépotage. Les Américains assuraient quant à eux les opérations de chargement et de déchargement à bord des aéronefs, sous notre supervision.

Au quotidien, mes compétences linguistiques ont été très utiles. J’ai également pu m’appuyer sur une équipe française très compétente et expérimentée. Personnellement, cette première expérience en tant qu’OLTA devrait prochainement être suivie d’un détachement en opérations extérieures.

Lieutenant Marion et lieutenant Louise, officiers renseignement

Nous nous connaissons parfaitement, puisque nous avons intégré l’Armée de l’Air au même moment. Nous faisons en effet toutes les deux partie de la promotion 2010 de l’École de l’air. Nous avons suivi le même cursus en sciences politiques, complété par la formation initiale des officiers de renseignement.

Nous avons ensuite été affectées aux escadrons de chasse 1/4 «Gascogne» et 3/30 «Lorraine», unités prestigieuses évoluant sur Rafale. Le rythme y est très soutenu. Le Rafale est un avion polyvalent remplissant un spectre de missions très large. Pour un officier renseignement, c’est extrêmement intéressant. Nous sommes un maillon essentiel aux opérations aériennes et sommes reconnues comme tel.

Opérer au sein d’un escadron de chasse, c’est choisir un mode de vie. Il faut être réactif, adaptable, avoir envie de s’impliquer et de repousser ses limites. En deux ans et demi de présence dans nos unités respectives, nous avons effectué chacune cinq détachements en opérations extérieures.

Durant AT 2017, nous avons bien entendu suivi pas à pas l’évolution tactique du scénario de l’exercice. Pour cela, nous avons échangé régulièrement avec nos homologues américains et britanniques. Nous avons appliqué des procédures communes et prouvé que nous étions parfaitement capables de travailler ensemble, selon les mêmes TTP’s (Tactics, Technics and Procedures – tactiques, techniques et procédures).

 

Consulter les fiches métiers

Etre contacté par un conseiller