A LA UNE
13.04.2017

Partager cet article

Partager sur linkedinPartager l'actualité par mail

Lieutenant Pauline, officier renseignement

« Je me suis engagée dans l’armée de l’air en 2010 pour y mener une carrière dans le renseignement, se souvient le lieutenant Pauline. Je ne mesurais pas encore combien cette mission serait captivante : l’intensité du rythme opérationnel, la proximité avec les pilotes de chasse et autres spécialistes Rafale, l’exercice du commandement avec mon équipe de sous-officiers spécialistes ne sont que quelques exemples de la richesse de ce travail.»

Projetée pour la 5ème fois en opération extérieure (OPEX), elle est une nouvelle fois sur le théâtre, dans le cadre de l’opération Chammal. Elle partage avec nous ses premières impressions. « Je prends la mesure de mon engagement. L’activité de la base aérienne projetée (BAP) est entièrement tournée vers les opérations. Sept jours sur sept, les avions décollent pour répondre aux ordres du Combined Air Operations Center (CAOC - centre de conduite des opérations aériennes) et soutenir l’action de la coalition. »

Encore jeune certes, mais déjà une militaire expérimentée.

« Nous sommes huit « rens » aux profils et aux expériences variés. Il faut savoir composer avec le caractère de chacun et réussir à asseoir sa crédibilité professionnelle pour emmener son équipe avec soi, ajoute Pauline. Les sous-officiers sont issus de différentes spécialités. Ils sont experts en imagerie, en guerre électronique ou exploitants renseignement. Je supervise leur travail et m’appuie sur leurs compétences pour accompagner les pilotes dans la préparation et le débriefing de leurs missions. Nous sommes intégrés aux opérations. »

La zone de travail est contiguë à la salle d’opérations. Les pilotes y défilent quotidiennement pour récupérer la documentation opérationnelle nécessaire à leur mission ainsi que le matériel pour partir en vol. « Les patrouilles s’enchaînent à toute heure du jour ou de la nuit, explique le lieutenant. La cellule renseignement doit être disponible et réactive en continu. »

Ici, la mission prend tout son sens : « Tous les jours, j’analyse les nombreux comptes rendus de renseignement qui me parviennent, ajoute Pauline. J’en fais une synthèse aux pilotes avant leur départ en mission. Les équipages écoutent avec attention les parties sur la menace, les objectifs et les rappels en cas d’éjection en milieu hostile. »

L’objectif est bien de transmettre les données clés aux équipages avant le vol et de rendre compte après le vol du bon déroulement de la mission. « Ma contribution est bien modeste au regard de l’étendue des énergies humaines qu’il faut déployer pour faire voler nos avions, mais la satisfaction de participer discrètement à chaque mission est toujours présente », confie l’officier.

 

Renseignements auprès du bureau Air de votre CIRFA

Etre contacté par un conseiller

http://air-touteunearmee.fr/metiers/officier-renseignement