A LA UNE
02.03.2017

Partager cet article

Partager sur linkedinPartager l'actualité par mail

Portrait d’un «drille» en escadron de chasse

Ce n’est pas exactement un pilote comme les autres ! Au sein d’une unité navigante de l’Armée de l’Air, le «drille» ou commandant d’escadrille occupe un poste clé. Sa fonction le place au cœur de l’activité opérationnelle de son escadron. A 32 ans, le commandant Charles est « drille » au sein de l’escadron de chasse 2/30 « Normandie-Niemen » sur la base aérienne de Mont-de-Marsan.

Présentation de ses fonctions et de son parcours

« Après avoir rejoint l’École de l’air en 2003, j’ai suivi le parcours spécifique d’un officier pilote « direct ». J’ai ensuite débuté ma carrière opérationnelle sur Mirage 2000C à Cambrai, puis j’ai rejoint le « Normandie-Niémen » en 2012, au moment de la réactivation de l’unité sur Rafale. Intégrer une telle unité, c’est bien sûr une grande fierté! C’est aussi une perpétuelle remise en question, car les missions sont extrêmement exigeantes. Aujourd’hui, je commande l’escadrille SPA 97 « Fanion aux hermines ». Un commandant d’escadrille, ou «drille», est garant de la formation quotidienne de ses pilotes. Son rôle consiste à planifier une activité correspondant aux objectifs d’entraînement fixés, en tenant compte des moyens aériens mis à sa disposition. Cela implique de bien connaître ses pilotes, afin d’être en mesure d’adapter leur progression professionnelle et de garantir leur aptitude au combat. Un « drille » doit aussi opérer des choix en permanence. Il se place dans une gestion à court terme. Il doit être méthodique, organisé et réactif. »

Un parcours rythmé par plusieurs phases

Pour espérer devenir un jour « drille », un pilote de chasse, quel que soit son recrutement doit suivre un cursus long et exigeant.

1e phase : Salon-de-Provence

Après son entrée à Salon de Provence, le pilote suit une première phase théorique et pratique au Centre de formation dans l’aéronautique militaire initiale (CFAMI) de Salon-de-Provence. Il s’initie sur planeur, puis évolue à bord d’avions Sirrus SR20 et Grob 120.

2e phase : Cognac

Le pilote de chasse poursuit sa formation sur Grob 120 et TB30 Epsilon

3e phase : Tours

Sa progression se poursuit par une spécialisation sur Alphajet à l’Ecole d’aviation de chasse (EAC) de Tours où le pilote obtient son brevet de pilote de chasse.

4e phase : Cazaux

L’Ecole de transition opérationnelle (ETO) forme les pilotes aux notions de combat aérien, toujours sur Alphajet.

Le pilote de chasse est ensuite orienté sur Rafale ou Mirage 2000. Après une phase de transformation, il est ensuite affecté au sein d’une unité navigante. Il poursuit ensuite sa progression par l’obtention de qualifications successives : pilote de combat opérationnel (PCO), sous-chef de patrouille (capacité de leader une patrouille de deux avions), puis chef de patrouille (pouvant leader quatre avions au minimum).

 

Etre contacté par un conseiller