A LA UNE
14.02.2017

Partager cet article

Partager sur linkedinPartager l'actualité par mail

À la rencontre d’un réserviste de Saint-Dizier

Rencontre aujourd'hui avec le lieutenant David, passionné d’aéronautique militaire.

 

Comment avez-vous connu la réserve ?

J’ai découvert la réserve un peu par hasard, en 2007 lors de mon stage de 1ère année d’école d’ingénieurs au sein de l’escadron de soutien technique spécialisé (ESTS). C’est le commandant de l’unité qui, au cours d’une discussion sur mes motivations et mon projet professionnel, m’a conseillé de me rapprocher du Centre d’instruction et d’information de la réserve de l’armée de l’air (CIIRAA) de la base aérienne 133 de Nancy-Ochey.

 

Quelle a été votre motivation ?

Je pense que, dans mon cas, les sources de motivation sont nombreuses, la première étant sans aucun doute ma passion pour l’aéronautique militaire. La deuxième réside dans mon désir d’évoluer le plus près possible des concentrés de hautes technologies que sont les avions de combat modernes. Ma curiosité constitue la troisième source de motivation : curiosité pour le monde de l’armée de l’air et les différentes spécialités existantes, souvent dans l’ombre du métier de pilote. La dernière source de motivation est, quant à elle, davantage liée à mon parcours : il s’agissait pour moi de rebondir après mon impossibilité d'intégrer le corps du personnel navigant en raison d’un problème de vue.

 

Quelle est votre formation ?

Après avoir obtenu mon bac scientifique (S), j’ai intégré une classe préparatoire aux grandes écoles (Maths Sup / Maths Spé). J’ai un diplôme d’ingénieur de l’institut supérieur de mécanique de Paris et un master spécialisé de l’école nationale supérieure de mécanique et d’aérotechnique de Poitiers.

Dans le cadre de la réserve, j’ai commencé par la Formation militaire initiale du réserviste (FMIR). J’ai ensuite préparé l’examen d’admission au cours spécial de formation des officiers (CSFO), auquel je me suis présenté en candidat libre, n’ayant pas pu suivre les cours. J’ai été admis en tant qu’élève officier de réserve (EOR) à l’École de l’air de Salon-de-Provence pour une formation de trois semaines sanctionnée par l’obtention du certificat de qualification d’officier de réserve (CQOR). J’ai fini ma formation d’officier en encadrant une FMIR, formation à laquelle j’avais pris part deux ans plus tôt. Ce fut une expérience très enrichissante.

 

Quelles sont vos missions ?

Affecté à l’escadron de soutien technique aéronautique (ESTA) 15.004 «Haute-Marne» de la base aérienne 113 de Saint-Dizier, j’occupe le poste d’adjoint au chef de la section appui-production. Ma mission est d'assurer la continuité de l’activité en métropole durant les périodes de projection d’une partie des militaires d’active en opérations extérieures. Lors de mes périodes, mes activités sont les mêmes que celles des officiers d’active : gestion du personnel, gestion de la maintenance à moyen et long termes sur l’avion (Rafale) et ses équipements (moteurs, train d’atterrissage, commandes de vol, etc.), gestion des aléas inhérents à l’activité aérienne quotidienne.

Depuis un an, mes missions sont plus diversifiées : je peux être amené à fournir un renfort à la préparation du concours interne d’officiers en préparant les candidats aux épreuves scientifiques, orales ou écrites. Je participe également à l’encadrement des visites de la base en apportant mon concours dans les présentations techniques du Rafale et de ses moteurs.

 

Comment arrivez-vous à concilier vie professionnelle, vie familiale et réserve ?

La conciliation entre vie professionnelle et réserve militaire s’est faite naturellement étant donné que je suis ingénieur sur le M88 [NDLR : moteur du Rafale] chez Safran Aircraft Engines. La conciliation avec ma vie familiale est facilitée par le fait que mon unité fait en sorte de programmer les différentes périodes de réserve à l’avance. Nous nous arrangeons également pour que les périodes couvrent une semaine complète, et ce afin de limiter les déplacements et la fatigue associée.

 

Que vous apporte la réserve dans votre vie quotidienne ?

Une grande satisfaction, des compétences militaires parfaitement transposables dans le monde civil (savoir-être, leadership) et une complémentarité avec mon activité dans le civil : ma capacité à mieux cerner le besoin du client et les contraintes opérationnelles me permet de proposer des solutions mieux adaptées.

Les retours sur les investissements personnels vont au-delà de mes espérances. J’invite donc quiconque, un tant soit peu curieux, à prendre part à cette aventure et à découvrir ce qu’est la réserve opérationnelle.

 

Plus d'infos sur la Réserve